L’Uberisation de l’hôtellerie

Bienvenue-à-la-maison

Airbnb, vous connaissez ?

Vous en avez forcément entendu parler, car aujourd’hui l’entreprise est milliardaire et Paris par exemple possède plus de 50 000 hébergements disponibles via son site internet.

Le concept ? Permettre à des propriétaires de louer ponctuellement leur appartement à des particuliers afin d’arrondir leurs fins de mois. Cela ne vous rappelle rien ? Car c’est en effet d’Uber dont on a beaucoup plus parlé ces derniers temps, particulièrement d’Uber Pop accusé de concurrence déloyale (lire plus ici).

Mais que ce soit dans la location d’hébergement ou dans la mise à disposition de chauffeurs privés, les deux entités ont cela de commun qu’elles agacent les acteurs déjà présents sur le marché. Pourtant, alors qu’Uber Pop a cessé d’exister depuis plusieurs semaines, les usagers continuent d’utiliser l’application. Pour ma part, moi qui était grand fan d’Uber à l’époque d’Uber Pop et de ses tarifs défiants toute concurrence, j’ai largement diminué ma consommation de chauffeurs privés pour des raisons évidentes d’argent. Et même, alors que j’avais boycotté les taxis parisiens, je me suis surpris à en reprendre un très récemment et devinez-quoi ? J’ai apprécié la course.

Car ce qu’a apporté Uber à mon avis, c’est une innovation de service comme seuls savent amener les nouveaux entrants sur un marché. Et en bonne innovation elle a été copiée par les victimes de cette toute nouvelle concurrence (déloyale ou pas, ce n’est pas le débat ici), les taxis !

Quelle surprise donc en montant à bord d’un taxi parisien de me voir proposer une bouteille d’eau et de pouvoir choisir ma station de radio préférée !

Mais c’est d’hôtellerie dont nous discutons ici et ce que j’aimerais partager avec vous c’est ma joie de voir se développer des modes d’hébergements alternatifs tels qu’Airbnb. Je suis en effet persuadé que ces nouveaux entrants viennent révolutionner notre vieux monde hôtelier et le tirent vers le haut. Et je vous passe le chapitre concurrence déloyale car à la vitesse à laquelle se développent les Airbnb & co via internet, il est normal que la justice mettent du temps à réguler la situation. Mais elle finit toujours par le faire, comme le prouvent la suppression d’Uber Pop ou encore la toute récente collecte de la taxe de séjour par Airbnb.

Pour conclure, moi qui suis un fervent défenseur de notre hôtellerie française, je vois d’un très bon oeil le développement d’un nouveau mode d’hébergement car je pense que chaque client doit pouvoir trouver un produit et service lui correspondant. Et tant pis pour la perte de chiffre d’affaires des hôtels ou plutôt tant mieux, car c’est un manque à gagner qui ne peut que les obliger à donner le meilleur d’eux-mêmes afin de (re)conquérir une clientèle de plus en plus exigente.

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